Organisée ce jeudi 26 mars dans les locaux du CIP, à Tramelan, comme point d’orgue des festivités marquant le 25e anniversaire de la fondation du FCTT, notre soirée de gala a parfaitement répondu à l’attente générale. Il n’est pas exagéré d’affirmer qu’elle a tenu toutes ses promesses.
Enlevée 90 minutes durant avec sa faconde habituelle et une abondante dose d’humour, la conférence-débat d’Alain Rohrbach a fait mouche. D’un bout à l’autre, l’intarissable et enthousiaste journaliste sportif de blue Sport a réussi à captiver un auditoire composé d’une centaine de personnes. Il faut dire que, avec à ses côtés Raphaël Nuzzolo et Carlos Varela, deux personnalités attachantes à la langue bien pendue, il n’était pas entouré par n’importe qui. Ces deux anciennes pointures du foot suisse, qui officient aujourd’hui l’un et l’autre comme consultants de télévision, mais sur des chaînes différentes, ont su se mettre au diapason, sans jamais chercher à voler la vedette à la «star» du jour.
Un invité surprise
Pour compléter le tableau, un invité surprise avait été convié sur scène. On veut parler de Nuno Loureiro, l’affable président de Birse FC. Pourquoi lui? Parce que comme le nôtre, ce club est resté cher au cœur d’Alain Rohrbach, qui y a vécu de belles années. C’était avant la fusion, à l’époque du FC Bévilard. «Aujourd’hui, avec Court et Reconvilier, nous avons opté à notre tour pour un regroupement», a rappelé Nuno Loureiro. «Nous avons imité le FCTT avec près de 25 ans de retard…»

Carlos Varela (à gauche) et Raphäel Nuzzolo croqués pendant la conférence.
Comme il se doit, notre président Loïc Châtelain avait également pris place sur le podium de discussion. Tout ce petit monde a été soumis à la question, avec l’aisance oratoire qu’on lui connaît, par Patrick Linder. Le directeur de la Chambre d’économie publique de Grand Chasseral a trouvé le ton qu’il fallait pour éviter de tomber dans le piège de la monotonie et des questions bateau. Il a d’ailleurs mis d’emblée tout le monde d’accord en avouant son ignorance crasse des choses du ballon rond…
Evidemment, point question ici de rendre compte de cette conférence de façon exhaustive. Il faudrait tout un bouquin. Contentons-nous de repiquer quelques faits saillants. Par exemple lorsqu’Alain Rohrbach a livré sa profession de foi. «Je suis resté un vrai gamin et suis devenu journaliste sportif par passion, en empruntant une voie atypique», a-t-il martelé. «Et aussi parce que j’adore le contact direct avec les gens. C’était déjà un aspect important de mes anciens métiers à la Poste et dans les assurances. En fait, je dois tout à RJB.» La radio locale où il a débuté très jeune, en tant que simple pigiste…
D’autre part, le Jurassien bernois exilé en Valais est revenu longuement sur ses deux saisons de coach principal du FCTT, de 2001 à 2003. Plusieurs de ses joueurs de l’époque étaient présents dans la salle. C’était en 3e ligue, et il n’y a pas eu de promotion à se mettre sous la dent. Cet échec, notion toute relative, empressons-nous de le souligner, lui a valu de se faire joliment chambrer par Raphaël Nuzzolo.

Patrick Linder, un excellent maître de cérémonie.
Carlos Varela, lui, a livré quelques réflexions sur les bienfaits et méfaits d’une fusion. «J’apprécie de constater que, dans une région comme la vôtre, des clubs trouvent moyen de travailler main dans la main», a-t-il confié. «A l’opposé, Genève, la ville de mon enfance, constitue un mauvais exemple.» Sous-entendu: le Servette FC cherche à régner sans partage, à son seul profit. Et Carlos Varela d’ajouter: «Le côté négatif des fusions, c’est qu’elles ont pour conséquence de diminuer le nombre de derbies. Or moi, j’ai toujours aimé disputer ce genre de matches et ressentir les émotions particulières qu’ils engendrent.»
Fin de soirée en beauté
Après cette «mise en bouche» au riche contenu, notre soirée de gala s’est prolongée jusque tard dans la nuit dans les locaux joliment décorés du restaurant «Galileo», avec un succulent menu en six services proposé par Benoit Martin et son équipe. Du grand art! Fait à relever: plusieurs épouses et mères de membres du club, aussi efficaces que souriantes, ont assuré le service. Bravo et merci à elles!
La soirée a été agrémentée par la tenue d’une alléchante tombola, dont les prix allaient d’une visite avec repas pour quatre personnes dans une loge VIP du FC Bâle, à un maillot dédicacé du joueur de Liverpool Alexis Mac Allister, en passant par une montre Armand Nicolet et par une expérience gastronomique à domicile pour quatre personnes par ledit chef Benoit Martin.
Maël Châtelain, notre sémillant responsable des manifestations, a procédé par ailleurs à deux ventes aux enchères. La première concernait un maillot dédicacé du défenseur de Liverpool Virgil van Dijk, la seconde permettait de faire l’acquisition d’un prix exceptionnel, à savoir une entrée pour huit personnes dans une loge VIP de l’Etihad Stadium pour assister à un match de Manchester City. Ce «lot» a suscité un vif intérêt dans la salle et rapporté une somme à cinq chiffres!

