Thomas Girardi, cet optimiste né qui voit la vie en rose

FC Tavannes/Tramelan vs.Aarberg 1:1 Fussball 2. Liga Regio
Thomas Girardi est devenu un joueur-clé de notre 1re équipe. (Photo Alain Boillat)

Il va faire froid et moche, ce samedi 24 octobre à Tramelan. Et pourtant, il serait dommage de faire l’impasse sur le match FCTT – Lyss du jour (16h), avant-dernière affiche du premier tour dans le groupe Jura-Seeland de 2e ligue. Cet affrontement, outre son intérêt proprement dit entre un membre du top trois et un adversaire mal en point, classé carrément sous la barre de relégation, sera l’ultime occasion pour notre fidèle public d’assister à une production de ses favoris à domicile avant le… samedi 3 avril 2027 et le choc face au leader Courrendlin-Courroux. Cinq bons mois de trêve hivernale: comme le temps va paraître long!

Longtemps considéré comme le club seelandais numéro deux derrière le FC Bienne mais désormais dépourvu de cette étiquette flatteuse, le SV Lyss traverse une période de vaches maigres. Venant de perdre trois fois de suite sur le score accumulé de 1-16, il se trouve même au creux de la vague, ce qui lui vaut d’occuper une 13e place peu compatible avec son standing, avec un pécule de seulement neuf points.

Dans les petits papiers de l’entraîneur

«Sincèrement, je ne sais pas grand-chose de cette équipe», avoue notre demi de couloir ou arrière latéral Thomas Girardi, «à part le fait que notre ancien coéquipier Stéphane Menanga y joue. Mais, à la lecture du classement, elle apparaît clairement à notre portée. Il est donc de notre devoir d’aller cueillir les trois points.»

Une semaine après leur semi-échec de Zollbrück, considéré en fait comme une semi-victoire vu sa concrétisation extrêmement tardive (le 3-3 est tombé à la 95e minute), les nôtres chercheront à faire mieux. «Contre Aemme, nous n’avons pas si mal joué que ça, me semble-t-il», rétorque Thomas. «L’adversaire s’est surtout montré opportuniste et cela nous a obligés à courir constamment après le score. Un scénario assez frustrant.»

Même si, à l’instar de plusieurs de ses coéquipiers, ses adducteurs ont tendance à «siffler» un peu ces derniers temps, Thomas devrait être en mesure de tenir sa place samedi, comme à chaque fois depuis son retour au club, l’été dernier. Le citoyen de Saignelégier a très vite su gagner la confiance de David Quain, au point de s’inscrire tout en haut dans ses petits papiers. Il est devenu un titulaire intouchable, et pour cause: le coach apprécie certainement son exceptionnel tempérament de guerrier, sa constance, sa polyvalence et son caractère agréable, mais aussi ses qualités intrinsèques de joueur.

Sourire toujours aux lèvres, Thomas est une nature joyeuse, comme si les fées de la bonne humeur s’étaient penchées sur son berceau. Alors, quand on lui demande ce qui n’a pas bien fonctionné dans l’équipe au cours de ce premier tour, il lâche sans hésiter: «Pas grand-chose. Je porte un regard positif sur l’ensemble de nos performances. N’oublions pas qu’ont débarqué un nouvel entraîneur et de nombreux nouveaux joueurs. Il faut un certain temps pour trouver la bonne recette. En août, j’aurais immédiatement signé si on nous avait prédit une place dans la trio de tête.»

Un caractère de battant

Thomas, qui est âgé de 25 ans, donne l’impression d’être revenu bonifié, plus mature, plus sûr de lui, de son expérience footballistique à Coffrane. «Disons que, même si je n’ai reçu qu’un temps de jeu limité, j’ai vécu là une expérience enrichissante», confie-t-il. «En 1re ligue, il y a un monde de différence avec les catégories inférieures, notamment en matière de finesse tactique. Aujourd’hui, je n’ai plus les mêmes ambitions. J’ai compris que je devais pratiquer le foot avant tout pour le plaisir, un plaisir à partager avec les autres. Et c’est bien ce qu’il se passe actuellement au FCTT.»

Mais d’où lui vient ce caractère de battant? «Je n’en sais rien», sourit-il. «Peut-être de mes parents. Je ne lâche jamais rien, c’est vrai. Et c’est grâce à cet état d’esprit que j’avais pu m’affirmer, à l’époque, au Team Jura. Ce qui est sûr également, c’est que je déteste perdre. Du moins sur le moment…» Sous-entendu: après coup, il oublie vite.

En plus du foot, Thomas pratique assidûment la course à pied et le trail. «J’apprécie avant tout les longues distances», dit-il. «Courir durant six heures, cela nécessite un gros effort, qu’il faut savoir gérer.» Sur un terrain de foot, le gaillard donne l’impression de ne jamais être fatigué. «De temps en temps, il m’arrive pourtant d’entrer dans le rouge. Mais j’ai appris à maîtriser. L’endurance de base et la course à pied, ça aide…»

Nouveau voyage en solitaire

Connu pour son âme de pigeon voyageur et ses longs séjours à l’étranger, en Espagne et en Amérique latine, Thomas s’apprête, début novembre, à repartir à l’aventure en solitaire. Voyager seul, se laisser porter par les vents et l’humeur du jour, sympathiser avec des inconnus, il avoue adorer ça!

Récemment, le Taignon a fait l’acquisition d’un VW Bus d’occasion, qu’il a lui-même réaménagé en camping-car. Cette fois, ses pérégrinations le conduiront tout d’abord à Dunkerque. De là, il poursuivra son itinéraire le long du littoral français jusqu’à l’océan Atlantique, puis en direction du nord de l’Espagne et du sud du Portugal, avec pour conclure une traversée vers le Maroc. «Mais tout ceci est encore assez vague et susceptible de variations en cas de mauvais temps», précise-t-il.

Thomas l’assure, il sera de retour au pays à la mi-février et disputera bien le second tour sous le maillot du FCTT.

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