Un seul objectif pour l’instant, gagner les trois derniers matches

Nicolas Strahm, une valeur sûre de notre 1re équipe. (Photo Alain Boillat)

Dans le groupe Jura-Seeland de 2e ligue, il reste trois rondes de championnat à disputer avant la fin du premier tour et le début de la très longue trêve hivernale (cinq mois). Actuelle deuxième du classement à trois points du leader Courrendlin-Courroux, notre 1re équipe aura à se farcir deux déplacements dans l’Emmental, ce samedi 17 octobre à Zollbrück pour affronter l’inconstant Aemme (17h), puis le samedi 31 octobre à Koppigen (17h). Dans l’intervalle, elle accueillera Lyss à Tramelan (samedi 24 octobre à 16h). Ces échéances en diront plus sur sa capacité et son ambition à se maintenir à terme dans le peloton de tête.

«L’objectif que nous nous sommes fixés, dans le camp des joueurs, est de remporter ces trois parties», affirme sans hésiter le toujours très engagé Nicolas Strahm, un homme polyvalent capable de tenir sa place avec bonheur tant comme défenseur central que comme demi récupérateur. «J’ai pu le constater cette semaine à l’entraînement, nous sommes encore pleinement mobilisés, particulièrement ceux qui n’ont pas reçu beaucoup de temps de jeu jusqu’ici.»

Et d’ajouter: «Par contre, pour ce qui concerne la suite de la compétition, au printemps, il est bien trop tôt pour se faire des films. Dans ce championnat serré et intéressant, on n’arrive pas pour l’instant à désigner un favori pour la promotion. Aucune équipe ne sort réellement du lot. Pour ma part, celle qui m’a fait la plus forte impression, c’est Grünstern, en raison de sa grande discipline défensive.»

Drôle de 25e anniversaire

De retour aux affaires après deux années d’abstinence, Nico a mis un certain temps à retrouver ses sensations et le rythme de la compétition. «J’ai connu une entame de saison mitigée», dit-il. «De petites blessures, notamment une entorse à une cheville, sont venues stopper mon élan. Mais aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Physiquement, je me sens en bonne forme. Et, étant donné que je n’ai pas trop joué, je suis moins fatigué que certains autres…»

Le Tramelot porte un regard positif sur le parcours des siens depuis août dernier. «Bon, il faut reconnaître que nous avons égaré quelques points bêtement», admet-il. «Mais globalement, notre production, marquée par la constance, me paraît satisfaisante. Nous avons aligné de bons résultats. En me relançant dans le foot, je n’avais pas un plan spécial dans ma tête. J’avais surtout envie de retrouver le plaisir de jouer au foot avec des copains. L’exercice est réussi. Sur le plan purement sportif, il suffisait de consulter le contingent pour se convaincre qu’il y avait quelque chose à faire avec une telle qualité…»

Le point noir de cette première moitié de compétition? Sans doute la douloureuse élimination en quarts de finale de la Coupe jurassienne face à Courrendlin-Courroux, et cela le jour même où Nico fêtait son 25e anniversaire. De 0-3, le score est passé à 4-3 en l’espace de quelques minutes en fin de rencontre. «Franchement, je n’ai pas encore vraiment réalisé, tellement cette issue était surprenante, tellement nous avions dominé pendant les 75 premières minutes», commente notre interlocuteur. «Aujourd’hui encore, il m’est difficile d’expliquer le pourquoi et le comment de ce renversement de situation.»

Avec ce scénario aussi invraisemblable que cruel, Nico n’avait évidemment pas le cœur à la fête sur le chemin du retour, d’autant moins qu’il fallait se lever tôt le lendemain pour aller au boulot. Il a donc sagement remis à plus tard la célébration de son quart de siècle d’existence…

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