David Maeder, un formateur au long cours pour les plus petits

David Maeder, une figure emblématique du FCTT.

Au sein du FCTT, sa silhouette – restée svelte malgré les outrages du temps qui passe – est devenue familière à tout un chacun. Son sourire bienveillant, également. A 64 ans, le Tavannois David Maeder, connu pour ses activités d’entraîneur au long cours chez les plus petits de nos juniors, fait partie de la vieille garde des formateurs du cru, «au même titre que mes contemporains Thierry Chappatte et Giovanni Gonnella», précise-t-il.

Nombreux sont les footballeurs passés à l’âge adulte (ici et ailleurs) à avoir été placés sous son experte autorité à l’heure où ils fourbissaient leurs premières armes. «On peut citer Noah Teissier, Nicolas Strahm, Wayan Ducommun, Emmanuel Mast, Yoann Bangerter, Matthieu Leiber, Célien Capelli et Quentin Burkhalter, ainsi que mon fils cadet Matthew. Mais j’en oublie certainement», dit-il. «En tout cas, c’est toujours un plaisir de les revoir à l’œuvre aujourd’hui, de pouvoir mesurer leur évolution.»

Jamais avec des adultes

David n’a même plus en tête la date exacte de son premier engagement au service de notre club. «Ce devait être au début des années 2000», estime-t-il. «Je me suis lancé pour accompagner mon fils ainé Guerrick quand il a intégré la catégorie des juniors E. A partir de ce moment-là, j’ai entraîné chaque année une équipe du club, pour lequel je n’ai jamais joué en actif. Comme quoi, parfois, le foot est étrange! Note que j’avais déjà vécu une première et brève expérience de coach longtemps auparavant, à la tête des juniors D du FC Bévilard. Je n’en garde pas un souvenir lumineux. Les choses ne s’étaient pas très bien passées. A l’époque, je venais d’obtenir mon diplôme C et, en parallèle, je m’étais engagé avec le FC Saint-Imier entraîné par Bertrand Choffat.» Cela faisait un peu beaucoup à la fois…

Guerrick Maeder, qui évoluait au poste de gardien, a cessé la compétition depuis belle lurette. «Il s’est salement blessé à un genou en pratiquant le tennis à l’armée», précise le paternel, «et s’est ensuite reconverti dans le golf.» Son frangin Matthew, lui, a persévéré dans le monde du foot et a rudement bien fait. Milieu de terrain ou défenseur central, il réussit une belle carrière actuellement au FC Bienne, en Promotion League. «Le plus souvent possible, je m’efforce de le suivre de près», raconte David. «C’est d’ailleurs lui qui, à travers sa passion toujours intacte, me transmet la dose de motivation nécessaire pour continuer mes propres activités footballistiques.» Donner un coup de main chez les plus petits et forger leur talent, tout en transmettant sa passion du ballon rond, n’est-ce pas là une occupation des plus valeureuses?

En revanche, David n’a jamais entraîné d’équipes adultes. «Non, car cela ne me laisserait pas assez de temps pour assister aux matches de Matthew», explique-t-il. «Bon, il se trouve aussi que j’aime travailler avec des enfants, façonner leur progression. C’est presque un remake de mon parcours professionnel. Là aussi, il est question de former des jeunes pour les amener à des examens…»

Il faut savoir que David, marié à Corinne, a été formé au départ comme dessinateur de machines, puis ingénieur ETS, avant d’exercer le métier de maître professionnel dans le domaine de la mécanique. Il est employé depuis 40 ans au Centre de Formation Professionnelle (CFP) à Bienne.

En ce début de saison 2026/27, il avoue avoir un peu levé le pied, mais cela ne l’empêche pas de s’être engagé comme entraîneur-adjoint de Simon Cattin à la tête de nos juniors D-9, une équipe qui cartonne ces temps-ci.

Savoir se servir des deux pieds

Mais, au fait, qui est, dans les grandes lignes, David Maeder? Il est né le 27 décembre 1961 dans une famille de Bévilard, au côté d’un frère prénommé Laurent. «C’est à Bévilard que j’ai effectué ma scolarité primaire, puis à Malleray la secondaire», tient-il à spécifier.

Sa carrière de joueur a pris son envol tardivement. «A 14 ans seulement, j’ai eu le droit d’intégrer les juniors B de Bévilard», confie-t-il. «Mes parents ne m’avaient pas autorisé à le faire plus tôt. Jusque-là, j’avais dû me contenter de jouer dans la rue, avec mes copains.» Une bonne école, comme chacun sait.

Ailier gauche, puis stoppeur, David signera un parcours très honorable en 2e, 3e et 4e ligues, ainsi que chez les seniors, sous la bannière de plusieurs clubs de la région: St-Imier, Bévilard, Tramelan, Corgémont, Olympia Tavannes et Reconvilier. «Actuellement, je tape encore dans le ballon avec les super-vétérans du FCTT», dit-il. «En tant que droitier, j’ai vite appris à me servir aussi du pied gauche, et cela m’a bien servi. Devenir ambidextre n’est pas chose négligeable. Avec nos petits juniors, nous y prêtons une attention particulière en mettant en place des exercices spécifiques.»

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