Pour une première, ce fut une sacrée réussite! Nouveau concepteur et bâtisseur du char du FCTT qui a défilé tout récemment à deux reprises lors du fameux corso de la Fête des Saisons, notre ancien joueur Mikaël Bühler (42 ans) et son équipe ont décroché une fort réjouissante 2e place au concours des sociétés locales, seulement devancés par la FSG Tavannes. «J’avoue en avoir éprouvé une certaine fierté, même si je ne visais pas vraiment un résultat», sourit-il. «Ce char m’a valu de recevoir plein d’échos positifs et son succès aura contribué à soigner l’image publique de notre club.»
Cette année, les organisateurs de la grande kermesse tavannoise avaient pris pour thème les dessins animés. «Comme on s’y est pris un peu tardivement au FCTT pour nous lancer dans l’aventure, nous n’avions plus guère l’embarras du choix», sourit Mikaël. «D’autres sociétés avaient déjà jeté leur dévolu sur les séries les plus populaires qui nous titillaient également. Restait Pingu, mais finalement ça allait très bien aussi.» Rappel aux oublieux: on parle là d’une très longue série télévisée mettant en scène une famille de manchots établie dans un igloo en Antarctique, Pingu en étant le personnage principal.
Seul, avec l’aide parfois de sa famille
Formé à la base comme menuisier mais devenu aujourd’hui directeur des travaux au sein du bureau KD Architecture SA, à Tramelan, Mikaël est un bricoleur dans l’âme. «Disons que je vois assez vite comment il faut entreprendre les choses», glisse-t-il. De l’imagination et de la fantaisie, il en fallait une bonne dose également pour dessiner les plans, puis assurer la réalisation de l’engin, au bout d’environ… 80 heures de boulot.

Mikaël Bühler, le maître d’oeuvre, un bricoleur plein d’imagination et de fantaisie.
«La plupart du temps, j’ai agi seul», précise-t-il. «Mais ma femme Aline et mes enfants Téo, Zack et Dario m’ont parfois donné de précieux coups de main. Grâce à mon prédécesseur Antoine Geiser, qui avait assuré les trois dernières éditions, le FCTT avait déjà pu acquérir, pour une bouchée de pain, un char à pont servant chaque année de base au projet. Grâce au beau temps de cet été, j’ai pu l’installer devant chez moi et fignoler le tout à mes heures perdues, avec mon outillage à portée de main. C’était très pratique.»
Avant toute chose, il a commencé par élargir la plate-forme de ce char à pont. A coup de panneaux de bois repeints en blanc, il a ensuite érigé un igloo, un escalier et un toboggan. Une petite remorque contenant une luge a été rappondue au char. Quant aux déguisements et aux masques des «acteurs» – ils furent 10 en tout à avoir défilé, neuf manchots et un phoque –, ils ont été confectionnés en papier mâché.
Le problème du décor de ces chars est qu’il revêt un caractère très éphémère. A peine construit qu’il faut déjà le démonter. «J’en ai toutefois conservé l’ossature. On verra si elle nous sera encore utile d’une manière ou d’une autre l’année prochaine», explique Mikaël. Cela signifie-t-il que notre chef décorateur rempilera en 2027? «Trop tôt pour le dire», répond-il. «On reparlera de tout ça le moment venu.»
Au début, Mikaël, dont la vie professionnelle et familiale est déjà bien remplie, avait carrément refusé la proposition de son frère cadet, notre coprésident Sébastien Bühler, de relever ce défi. «Mais comme il ne trouvait personne, j’ai fini par lui dire oui deux semaines plus tard. Le FCTT ne pouvait pas ne pas figurer dans ce cortège.» Un forfait lui aurait d’ailleurs coûté une amende de 1500 francs, «tarif» imposé par les organisateurs aux sociétés récalcitrantes qui veulent tenir un stand pendant la fête…
Au moment de conclure, Mikaël, archétype du bénévole sans l’engagement duquel le club ne serait rien, tient à remercier les quelques entreprises de la région qui lui ont apporté leur soutien pour mener à bien cette opération de grande ampleur: LG Guimaro, SN Revêtement de sols, Oliveira Sàrl, Gerber et Bögli SA et Wemas Sàrl.

Le char du FCTT a fait très bonne impression dans les rues de Tavannes.

