Thierry Guenot: «Le FCTT possède un immense potentiel interne»

Thierry Guenot sera en charge plus spécialement du domaine sportif. (Photo Alain Boillat)

Déjà à l’œuvre en coulisses depuis plusieurs mois, il va accéder officiellement, le vendredi 26 juin prochain – au même titre que son ami Sébastien Bühler – à la coprésidence de notre club. Thierry Guenot, ce Taignon de 50 ans exilé à Tramelan mais qui dirige sa propre entreprise à Saignelégier, le village de son enfance, a souhaité pour sa part se vouer plus particulièrement à la question purement sportive,

Dès les premières réflexions autour de ce nouveau projet, Thierry a estimé qu’un signal fort devait être donné sur le plan sportif. Non avec la volonté de s’approprier ce domaine, mais parce que le sportif constitue le cœur d’un club et le meilleur moyen de fédérer les énergies et d’insuffler une nouvelle dynamique.

«A mes yeux», dit-il, «il était essentiel de commencer par là. Le FCTT possède un immense potentiel interne et nous devons être capables de mieux le valoriser. Cela passe notamment par une confiance renouvelée envers les joueurs issus du club et fidèles à nos couleurs, pour qu’ils puissent s’identifier, progresser et trouver leur place.»

Quand on évoque le terme de directeur sportif, Thierry fait un peu la moue. «Il va falloir redéfinir ce rôle, car, pour l’heure, il recèle une part d’ambiguïté délicate», reconnaît-il. «J’ai le sentiment que cette fonction a parfois pu générer certaines frustrations, notamment en raison d’un manque de clarté dans les responsabilités et les processus de décision. C’est un point que nous devrons préciser à l’avenir. Afin de permettre à chacun de travailler sereinement, j’aimerais contribuer à définir un cadre et des responsabilités plus clairs. La cohésion entre nos différents acteurs reste une condition essentielle à la réussite du projet.»

«Tout sera une affaire de gestion du temps»

Thierry a mûrement réfléchi avant de s’embarquer dans cette aventure. «J’ai fini par souscrire à la proposition de Sébastien, parce que c’est un beau club et que ce n’est pas toujours aux autres de faire bouger les choses», confesse-t-il. «Mais aussi parce que j’ai obtenu l’aval et le soutien de ma famille, plus particulièrement de mon épouse Séverine. Il me reste maintenant à conjuguer le volet ‹football› avec mes activités professionnelles. Tout sera une affaire de gestion du temps. Je ne pourrai pas être présent à tous les matches, d’autant que deux de mes enfants pratiquent également ce sport, mais j’assurerai ma part du job.»

Pour rappel: Thierry dirige TG Mécanique, le sponsor principal du FCTT, une PME florissante qu’il a créée il y a plus de 20 ans et qui s’est spécialisée dans le domaine horloger en produisant des composants et de l’outillage. «A moyen terme, j’aimerais pouvoir mettre mon expérience de l’entreprise au service du FCTT, afin de simplifier certaines tâches, clarifier certains rôles et alléger autant que possible la charge de nos précieux bénévoles. En attendant, je suis dans une phase d’observation qui doit me permettre de bien comprendre le fonctionnement du club et ses nombreuses subtilités.»

«Le plaisir de jouer ensemble»

Arrivé à Tramelan à l’âge de 15 ans dans le cadre de son apprentissage, Thierry n’imaginait pas que ce village allait devenir l’un des points d’ancrage les plus forts de sa vie sportive et humaine. Il y fondera d’ailleurs sa famille – il est père de trois enfants, Lya, Matt et Eva – et y réside depuis plus de 25 ans. Issu des Franches-Montagnes, avec des passages footballistiques à Delémont et à Moutier, il s’est rapidement intégré à la vie locale, tissant au fil des années des liens d’amitié sincères avec les habitants du village.

 «C’est par amitié et par fidélité aux frères Loïc et Maël Châtelain, à Stéphane Bloque et à l’entraîneur Philippe Burri que j’ai rejoint le FC Tramelan une année avant la fusion», rappelle-t-il. «J’ai découvert une véritable équipe de copains, où le plaisir de jouer ensemble primait sur toutes les autres considérations.»

Dans les premières années du FCTT, Thierry évolue au poste de numéro 6 et endosse le brassard de capitaine. «Sur le terrain», précise-t-il, «je m’attachais à maintenir l’équilibre de l’équipe, à faire le lien entre les lignes et à servir le collectif avec humilité, engagement et loyauté. Davantage homme de l’ombre que de la lumière, j’essayais de travailler pour les autres, de donner sans compter et de rester fidèle à l’esprit du vestiaire.» Autrement dit, il avait déjà cet esprit fédérateur qu’il revendique aujourd’hui dans l’exercice de sa nouvelle fonction.

Un vrai clubiste

Avec le temps, l’engagement de Thierry en faveur du FCTT ne s’est jamais démenti, il a simplement pris d’autres formes. «Je reste profondément marqué par la vie du vestiaire et par le travail considérable et souvent invisible de celles et ceux qui font vivre le club au quotidien», explique-t-il. «Mon sponsoring sur les maillots de la 1re équipe (réd: entamé en 2013) s’est inscrit ainsi dans une continuité naturelle, comme une manière de rendre ce que j’ai reçu. Mais je ne voulais pas me voir comme un simple partenaire financier. Mon attachement dépassait largement cette dimension, puisque j’ai fait partie de la commission sportive et répondu présent lorsque des engagements ponctuels le nécessitaient.»

A travers son parcours, sur le terrain comme en dehors, se dessine ainsi le fil rouge d’une histoire profondément clubiste: celle d’un amoureux du football attaché à ses racines, fidèle à un maillot et «convaincu que l’essentiel se construit toujours dans la durée, avec humilité et sens du collectif», conclut-il.

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