Presque assurée de son maintien en 2e ligue, notre 1re équipe peut aborder ses trois ultimes échéances de la saison 2025/26 le cœur léger. Mais non sans envie, à en croire Téo Assunçao. Au moment de la réception des Seelandais de Grünstern, ce samedi 30 mai à Tavannes (16h), nous avons soumis le capitaine, qui s’apprête à faire ses valises et à retourner au FC Franches-Montagnes après une décennie de fidélité, à la question.
Téo, ton transfert a-t-il quelque chose à voir avec le changement d’entraîneur (le non-renouvellement de Fabio De Feo et son remplacement par David Quain) récemment annoncé?
Pas du tout. Ni d’ailleurs avec le changement de président. Non, j’ai averti l’équipe de mes intentions de faire autre chose, de me lancer un nouveau défi, l’hiver dernier déjà.
A 28 ans, le moment était venu pour toi de changer d’air?
Ce n’est pas une question d’âge, mais plutôt du nombre d’années que j’ai passées au FCTT. Dix saisons (réd: une dans les juniors A et neuf en 1re équipe) dans le même club, c’est beaucoup. Le temps me semblait venu de tourner la page et d’écrire un nouveau chapitre.
Ta décision serait-elle liée à une surcharge professionnelle? Ou familiale?
Surcharge professionnelle, certainement pas (réd: il travaille comme consultant en informatique). Familiale? Pas vraiment non plus (réd: il est devenu l’an dernier papa d’un garçonnet prénommé Lio). Disons que jouer à «Franches», pour moi qui réside aujourd’hui à Saignelégier, réduira un peu la distance de mes déplacements. Mais c’est tout.
Le FC Franches-Montagnes est-il venu te chercher parce qu’il nourrit de l’ambition, celle notamment de remonter prochainement en 2e ligue?
Le club n’est pas venu me chercher, c’est moi qui ai proposé mes services. Son projet est de recomposer une équipe ambitieuse, mais à moyen terme seulement, et je ne sais même pas si j’en ferai encore partie. Je ne vais pas à «Franches» en mission, loin de là, mais parce qu’il s’agit de mon club formateur et parce j’y retrouverai des potes d’enfance, comme Jonathan Cordova par exemple. Evoluer en 3e ligue, ça ne me dérange pas, je fais du foot avant tout pour le plaisir au milieu d’une bande de bons copains. A une certaine époque, j’avais été sollicité par des clubs de 1re ligue, mais j’avais décliné.
Qu’est-ce qu’il restera dans ton esprit de ces 10 saisons au FCTT?
Enormément de souvenirs, forcément, car j’aurai passé une grande partie de ma petite carrière dans ce club. Des souvenirs d’équipe extra-sportifs avant tout.
Et sur le gazon?
Deux événements m’ont marqué. Je songe d’abord à notre sauvetage in extremis de 2021 en 2e ligue inter, au sortir de l’arrêt temporaire du championnat en raison de la crise du Covid. Nous étions dans une situation très précaire au classement et, quand la compétition a pu reprendre, il nous restait quatre matches pour éviter la relégation. Nous y sommes parvenus de justesse en alignant un nul et trois victoires. C’était grand! Sur un plan plus personnel, disons que je n’ai pas oublié le premier but que j’ai marqué en 2e ligue inter. Cela s’est passé lors de l’ultime match de la saison 2016/17, à Tramelan. Nous avions battu le leader Langenthal 4-3 avec une formation pourtant très rajeunie.
Revenons à la saison actuelle. Débarrassée sauf catastrophe de tout souci de relégation, l’équipe aura-t-elle encore de l’envie à revendre?
Bien sûr que oui. Il nous tient à cœur de finir le championnat en beauté. Nous voulons nous battre pour notre entraîneur, Fabio De Feo, et pour son adjoint, Jean-Claude Christen, qui vont quitter le club. L’objectif est de boucler notre excellent parcours du second tour en raflant les neuf points en jeu!


